Martine & Stephen

Batchelor

(Chapitre 2 de Lâcher Prise)

 

 

LES QUATRE EFFORTS

Un grand nombre d’instructions dans cet ouvrage font appel aux traditions et enseignements bouddhistes. Le Bouddha encouragea ses disciples à produire quatre grands efforts :

  • Prévenir l’apparition d’états mentaux malhabiles.
  • Lâcher prise sur les états mentaux malhabiles, une fois apparus.
  • Développer des états mentaux habiles non encore apparus.
  • Maintenir des états mentaux habiles déjà existants.

Ces efforts encouragent le développement de comportements positifs, pour nous aider à surmonter ceux qui sont négatifs. Mais bien que cela semble simple, la tâche n’est pas aisée.  Il n’est pas seulement question de dissoudre ce qui est négatif, et de développer ce qui est positif. Le Bouddha suggère qu’avec le temps, nous cultivions tout d’abord consciemment des conditions prévenant l’apparition de pensées, et d’émotions négatives. Ce qui permettra ainsi à celles qui sont positives de s’élever naturellement. Les enseignements bouddhistes soulignent que dans la vie, tout est la conséquence de causes et de conditions. Et ces quatre efforts ont pour but de nous aider à développer les causes et les conditions, pour que la paix, la stabilité, la joie et l’ouverture soient plus présentes dans notre quotidien.

Durant toute notre vie nous avons entretenu de multiples habitudes mentales et émotionnelles qui sont devenus sous-jacentes. Et lorsque certaines conditions apparaissent, elles nous incitent à des comportements autodestructeurs et contre-productifs. Ces habitudes se déclenchent facilement, et nous mènent vers des lieux familiers, pourtant douloureux. Mais si au lieu de cela, nous prenons le temps de cultiver des réponses constructives et productives, nous découvrirons alors qu’elles n’ont pas seulement la capacité d’affaiblir le pouvoir de nos habitudes, mais également d’en désactiver les mécanismes déclencheurs. La méditation bouddhiste consiste en grande partie, à systématiquement cultiver des comportements positifs, permettant de nous engager créativement avec ces habitudes négatives qui causent tant de maux.

 

 LA CONCENTRATION

La méditation bouddhiste revêt deux aspects fondamentaux : la concentration et l’investigation. La concentration est l’habileté à demeurer focalisé sur un objet pendant un certain temps. Quelques enseignants suggéreront de rester totalement concentré sur un seul objet. Personnellement, je recommanderais de rester focalisé sur un type d’objet qui apparaît dans notre expérience, tout en cultivant en arrière plan une pleine conscience ouverte et attentive ; ceci, dans le but de développer une concentration englobant la totalité de l’expérience qui serait à la fois stable et ouverte.  La concentration mène au calme, et à la tranquillité de l’esprit et du corps. L’investigation, quant à elle, est la capacité de l’esprit à remarquer clairement ce qui est en train de se passer, et d’en observer profondément la nature. L’investigation nous mènera à la vision pénétrante et à la sagesse.

Traditionnellement, il existe quatre positions pour méditer: assise, debout, en marchant, couchée. Si vous pouvez vous asseoir, vous aurez besoin de trouver un équilibre entre une position bien droite, mais aussi détendue. Vous deviendrez conscient de votre corps assis sur la chaise, de votre postérieur sur le coussin, de vos pieds sur le sol. Si vous préférez vous allonger, étendez-vous confortablement sur le dos. Devenez conscient de votre corps étendu sur le lit ou le sol. Sachez que vous êtes en sécurité ; que rien d’autre est en train d’arriver. Vous respirez, vous êtes en vie.

Portez alors votre attention sur la respiration, et laissez là tranquillement reposer sur le rythme naturel de l’inspiration et de l’expiration. De cette façon, le souffle agit comme un ancrage dans l’instant présent. Au même moment, vous êtes également conscient des sons, des sentiments, des sensations et des pensées qui sont présents en arrière-plan. La méditation n’exclut rien. Sur la base d’une conscience vaste et ouverte, la focalisation sur le souffle nous installe dans l’instant; nous empêchant ainsi de nous projeter en avant, ou bien de nous disperser. Au premier plan, vous vous focalisez sur le souffle; en arrière-plan diverses choses s’élèvent et disparaissent.

Très vite, des sentiments et des pensées semblant plus prenants que le souffle, vont certainement s’immiscer et requérir votre attention: quelque chose qu’un collègue aura dit ou fait, des projets pour la fin de la journée, un souci, un souvenir. Nous passons beaucoup de temps perdu dans et asservi à ce genre de pensées. C’est tout aussi révélateur que reposant, de simplement les laisser passer, de ne pas les poursuivre; et ceci, en retournant simplement au souffle. Si à nouveau, nous nous sommes perdus ou laissés distraire, revenons une fois encore sur le souffle. Que peut-il y avoir de plus essentiel et primordial, que le simple fait de reposer notre attention sur le souffle; le fondement même de notre existence?

Si nous pratiquons régulièrement ce genre d’exercice, nous cultiverons la tranquillité, ainsi qu’une attitude spacieuse et ouverte. C’est simple, mais efficace. Tant que notre attention est orientéesur le souffle, nous ne nourrissons pas certaines habitudes mentales, émotionnelles et physiques. En retournant encore et encore sur celui-ci, nous commençons à dissoudre le pouvoir de ces habitudes. Nous développons un espace entre l’expérience et notre identification à celle-ci. Ainsi, le processus mettant en avant ces habitudes finit par s’affaiblir. En méditation, nous ne fuyons devant aucune expérience, mais nous apprenons plutôt à connaître le soi et le monde, de manière plus spacieuse.

 

 

L’INVESTIGATION

Le second élément essentiel de la méditation, c’est l’investigation. C’est l’habileté de questionner avec vivacité ce qui est en train de se passer. C’est un peu comme un faisceau lumineux qui viendrait éclairer la nature fluide, changeante et conditionnée de l’expérience. Une habitude commune à l’esprit humain, c’est de rester enfermé dans une vision rigide et fixe de soi-même, ainsi que du monde. L’investigation méditative nous permet de regarder profondément ce qui se passe à chaque instant, et d’en constater la nature changeante et conditionnée. Nous en venons à comprendre l’étendue de notre aveuglement sur de telles caractéristiques de  notre existence. Pourtant, nous restons pris dans des habitudes mentales et émotionnelles, reposant sur l’illusion que rien ne va changer.

Une de mes tendances était d’être facilement irritée et de réagir avec colère. L’investigation méditative m’a aidée à percevoir d’une manière directe et expérientielle, les habitudes mises en place dans mon propre corps, ainsi que dans mon esprit. J’ai réalisé qu’il était vain de désirer la disparition de cette colère, mais aussi combien il était douloureux de se perdre en elle.

Je me souviens avoir eu une discussion très animée au sein de notre communauté. C’était à propos de la préparation de quelques chambres pour l’arrivée d’invités. Comme je devais aller faire à manger, la dispute a tourné court. Alors que je préparais le repas, je me suis soudainement aperçue de ma colère, et ai commencé à observer ce qui se passait. Mon coeur martelait ma poitrine, mes bras et mes jambes tremblaient. Je réalisais que personne d’autre que moi-même ne m’infligeait cette peine. J’étais l’unique créatrice de cette souffrance. Dès que je pris conscience de cela, mon corps se calma, et je pus me relaxer. Je regardais alors les pensées qui continuaient à défiler dans mon esprit. Je me répétais sans cesse : « J’ai raison. Elle a tort ».  Et je reconnus que mon amie devait probablement penser la même chose. Dès que je vis l’absurdité de ce mode de pensée, il commença à se dissoudre.

Cela me pris du temps pour pouvoir faire cela. Premièrement, j’ai dû voir et accepter cette tendance à l’irritabilité. Puis, il a fallu en découvrir les causes et les conditions. Et c’est en plongeant directement au coeur de l’irritabilité que son pouvoir pouvait être dissout. C’est seulement en percevant et en acceptant ces habitudes que nous raccourcirons leur durée, et en reconnaissant l’influences des causes et conditions sur elles que nous diminuerons peu à peu leur pouvoir.

A travers la lumière de la conscience, j’ai finalement compris la futilité de  s’identifier à ces phrases dans ma tête, et d’être définie par elles. Il est aisé de se suridentifier à notre opinion au coeur d’une dispute. Lorsqu’une personne conteste notre avis, nous le ressentons comme une attaque personnelle, plutôt que comme le fait qu’elle peut avoir des doutes sur l’idée que nous avons de la situation. Et en définitive, ceci n’est rien d’autre qu’une impulsion neuronale. Désirons-nous vraiment nous réduire à l’impulsion de quelques cellules dans notre cerveau ?

A chaque instant nous sommes bien plus que cela. Nous avons tendance à nous identifier à nos idées. Pourtant, celles-ci ne représentent qu’une infime partie de ce que le cerveau est capable d’imaginer. De plus, nous en changeons constamment. Il semble très limité de se définir à un point de vue unique. Il en existe une telle multitude. S’enfermer uniquement  dans l’idée que « j’ai raison » peut mener à « j’ai toujours raison ». Cela empêche l’ouverture aux idées des autres, à la possibilité d’un échange fructueux; alors qu’un point de vue extérieur pourrait enrichir le nôtre.

 

 

L’ACCEPTATION

Cultiver ensemble la concentration et l’investigation, nous permet de développer une conscience méditative, qui se caractérise par un sentiment d’acceptation. Cette acceptation provient d’une connaissance de soi, basée sur une attitude stable et ouverte. Nous avons une vision directe et expérientielle de ce qui est là, et l’embrassons dans sa totalité. Cette acceptation nous amène à nous engager créativement avec ce qui se passe au-dedans, et en dehors de nous-mêmes. C’est une opportunité de rencontre avec soi, tout à fait différente. Une conscience spacieuse, calme et ouverte nous aide à freiner le processus d’identification à un aspect particulier de notre existence. Nous pouvons observer avec intérêt et curiosité ce qui est en train de se mettre en place,plutôt que de le juger.

Souvent nous fixons un jugement surles autres ainsi que sur nous-même avec alacrité. Mais en nous identifiant au jugement, nous réduisons notre champ de conscience et d’action. « Je suis comme ceci, ils sont comme cela » - une telle affirmation empêche de s’engager avec la totalité de l’expérience. La concentration permet de regarder directement l’expérience avec stabilité. L’investigation, quant à elle, met en lumière les possibilités du moment. De plus, l’acceptation permet de nous questionner : « Oui, je constate que j’agis d’une certaine manière, mais d’où cela vient-il ? Comment cette action, ce sentiment, cette sensation se sont-ils élevés ? Quel impact ont mes actions sur les autres ?

Loin d’être une attitude obsessionnelle, c’est avant tout une rencontre avec notre expérience d’une façon plus élargie. Nous ne sommes pas ici l’unique point de référence; nous ne pouvons pas tout ramener à nous-mêmes. L’acceptation méditative permet à notre conscience de rayonner. Elle nous amène à une vision plus vaste de nous-mêmes. Une vision qui n’est pas seulement définie par notre propre existence, ainsi que nos propres besoins. Nous développons ainsi un vif intérêt pour les autres. Nous nous sentons concernés par l’impact que nous avons sur eux de telle sorte que la conscience et l’acceptation ainsi développées en méditation ne s’appliquent pas uniquement à nous-mêmes, mais aussi aux autres.

De plus, ce genre de pratique peut nous aider à voir ce qui est bon, habile, et bienveillant en nous, à savoir, nos capacités positives. Afin que cette bonté soit activée et qu’elle devienne vivante, nous avons avant tout besoin de la reconnaître, de la ressentir, et de la valider. Le Bouddha a souligné que la bonté avait besoin d’être nourrie et encouragée pour pouvoir se développer davantage.

Dans ma jeunesse, je voulais devenir journaliste. Mais je n’aurais jamais pensé devenir un jour écrivain. En effet, mes notes à l’écrit et en composition à l’école, n’étaient jamais très bonnes. Cependant, mes traductions de conférences du Maître Zen Kusan Sunim ont conduit à leur publication. Ce qui tour à tour a conduit à la coédition d’un ouvrage sur le bouddhisme et l’écologie. Cela m’a finalement amenée à écrire moi-même. Si je m’étais complètement identifiée à l’idée d’être un mauvais écrivain, je doute que j’aurais répondu positivement à la suggestion d’éditer et d’écrire.

Il est très difficile d’évoluer si l’on s’enferme dans des schémas répétitifs. Vous êtes persuadés qu’il n’y a pas d’autre moyen d’être différent. Mais si vous vous laissez aller à la possibilité d’un changement, vous plantez ainsi une graine qui pourrait témoigner d’un développement remarquable, et peut-être inattendu. Une graine est minuscule mais si vous la plantez, l’arrosez, et en prenez bien soin, un bel arbre pourrait alors prendre forme. Si elle n’est pas mise en terre, elle demeurera à l’état de graine. Il en va ainsi des processus de la vie et de l’évolution.

Lorsque notre esprit se rigidifie et se fixe, nous limitons nos horizons. Nous sommes enfermés en nous-mêmes; rien ni personne ne peut nous atteindre. C’est une réelle absorption en soi, c’est-à-dire l’opposé de la démarche méditative. Nos habitudes sont des réponses à des situations où nous nous sentons sans défenses, impuissants face à la vie. Et elles se développent souvent lorsque nous sommes jeunes. De tels comportements - être prudent à l’extrême, avoir l’esprit trop critique, ou fuir les problèmes en se réfugiant dans la rêverie - sont souvent essentiels à notre survie. Ils nous permettent de garder la tête hors de l’eau. Pourtant souvent ils deviennent inutiles à l’âge adulte. Mais nous sommes tellement habitués à les reproduire, qu’ils ont fini par profondément s’établir et s’enraciner en nous-mêmes.

Une de mes amies a connu une enfance difficile et violente. Elle s’en est sortie en se déconnectant de la situation. En tant qu’adulte, elle mène aujourd’hui une vie calme et paisible. Mais il lui semble difficile de vivre au présent, bien que celui-ci soit heureux et sans source d’inquiétude. Ces habitudes peuvent finir par déclencher l’effet inverse de celui escompté pendant l’enfance. Elles deviennent des obstacles, et nous empêchent d’agir autrement. Elles continuent de nous mener vers des issues douloureuses. Pourtant, nous sommes incapables de les arrêter; elles nous sont devenues bien trop familières. Et nous sommes effrayés à l’idée de tenter quelque chose que nous n’avons jamais osé faire auparavant.

 

 

LE POUVOIR DE LA PLEINE CONSCIENCE

Une pratique régulière de la méditation est un bon moyen de développer l’aptitude à être conscient, une force qui pourrait devenir plus puissante que votre inclination aux mauvaises habitudes. Le pouvoir de la pleine conscience vous donne la force de faire les choses différemment, et de trouver le courage d’aller au-delà de ce qui vous limite habituellement.

Durant de nombreuses années, j’ai souffert d’un fort sentiment de rejet à chaque fois qu’une personne me faisait du mal. Je n’étais alors plus en mesure de lui adresser la parole pendant de longues périodes. Puis un jour, j’ai remarqué cette habitude alors qu’elle était en train d’apparaître. J’ai vu clairement que j’étais sur le point de me fermer à l’autre. A ce moment-là, le pouvoir de la pleine conscience  était suffisamment puissant pour m’arrêter, et m’offrir l’occasion de répondre à la situation d’une autre manière. Je restais terrifiée par cet inconnu dans lequel je m’apprêtais à pénétrer. Mais je choisis d’aller au-delà de la peur, de sourire, et d’aller vers l’autre plutôt que de m’en éloigner. Je fus surprise du sentiment de bien-être au fond de mon coeur, je me sentis très apaisée. Soudainement, je réalisai combien il avait dû être douloureux pour les autres de se sentir rejeté. Ce fut un choc.

Cultiver la concentration et l’investigation nous permet de voir nos habitudes avec plus de clarté. A première vue, vous ne remarquez peut-être pas votre comportement, jusqu’à ce qu’il se répète. Quelqu’un agit d’une manière qui vous déplait, vous réagissez de manière habituelle, et très vite vous êtes emporté par le pouvoir de l’habitude. Après un certain temps, une fois la réaction passée, vous remarquez tout penaud, qu’une fois de plus, vous vous êtes laissé attraper. Mais au fil du temps, vous remarquez l’habitude plus rapidement, et êtes même capable de lui trouver un intérêt. Il existe un stade, où lorsque vous voyez votre comportement au milieu de son cycle, vous avez conscience d’être bloqué dans un lieu familier - mais vous demeurez toujours incapable de contrer la force de vos sentiments et pensées habituels. Cette étape est la plus difficile. Vous reconnaissez combien il est douloureux et malhabile d’agir ainsi, mais vous ne pouvez faire autrement. Au fil du temps, la durée et l’intensité de l’habitude deviendront moins fortes en conséquence de votre aptitude à en être plus conscient.

L’investigation méditative nous aide à reconnaître les mots, les sentiments ou les conditions qui déclenchent nos comportements réactifs. Quand ceci est plus clair, une attention ciblée va nous permettre de remarquer que nous sommes au commencement d’un cycle. Nous pourrons alors nous rappeler les quatre grands efforts. A ce moment-là, nous pourrons ramener notre attention sur le souffle et le corps. Nous pourrons explorer la situation et essayer d’ouvrir notre coeur aux personnes impliquées. Après cela, nous pourrons également chercher un moyen de créer de l’espace, du mouvement, afin de nous éloigner de ces réactions automatiques. Nous pouvons aller nous promener par exemple; appeler un ami, lire, écrire ou danser. Cela va affaiblir la puissance du dispositif, mais aussi de tous les éléments qui déclenchent l’habitude. Nous débuterons ainsi sur le chemin vers la liberté. Finalement, nous pourrons percevoir la tendance avant qu’elle n’apparaisse, et choisir librement d’agir d’une autre manière. C’est ainsi que s’ouvre notre coeur, que notre esprit devient clair. Ce que nous n’osions espérer devient possible.

 

 

 

EXERCICE

Méditation sur le souffle

Installez-vous confortablement sur une chaise ou sur un coussin assis au sol. Essayez de rester immobile. Le dos est bien droit, les yeux mi-clos. Ne fixez rien de particulier.

 

Comment ressentez-vous la respiration ? Essayez d’être conscient du souffle.

Reposez tranquillement votre attention sur l’inspiration, puis sur l’expiration.

Remarquez la légère fraîcheur de l’air lorsqu’il pénètre dans vos narines, puis sa chaleur lorsqu’il en ressort.

Laisser le souffle exister par lui-même, puis remarquez, comment il va et vient.

Lorsque des pensées, telles que des projets pour la journée apparaissent, revenez délicatement et régulièrement au souffle. Ceci, en gardant à l’esprit l’intention d’être conscient et éveillé à cet instant.

Lorsque des sentiments de malaises habituels apparaissent, laissez-les passer à travers vous, tandis que vous continuez à poser votre attention sur le souffle.

Si vous expérimentez de l’inconfort au niveau du dos, essayez d’en prendre conscience de manière ouverte, et sans identification. Observez la sensation s’élever puis disparaître, alors que vous tentez de rester centré sur votre respiration.

A chaque fois que vous revenez au souffle, vous revenez à la pleine conscience du moment.  Faire «un» avec le souffle, c’est être «un» avec la vie, avec le monde.

A la fin de votre méditation, ouvrez les yeux, et soyez conscient de tout votre corps en position assise.  Puis relevez-vous avec pleine conscience. Essayer d’amener l’attention que vous venez de développer en méditation dans toutes les choses que vous faites, et avec chaque personne que vous rencontrez.

 

(Traduit par Sophie Boyer et édité par Martine Batchelor)

 

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